J'écris comme on se venge

Un spectacle à deux "voix" : celle d'une comédienne et celle d'un peintre interprétant les textes de Magyd Cherfi dans lesquels il parle de sa vie et de celle de toute une génération née dans les quartiers toulousains. Une parole contemporaine, urbaine et politique dont la Cie Les Arts Oseurs s'est emparée avec enthousiasme. Nous passons tour à tour d'une incarnation de la famille Cherfi, de ses couleurs et de ses coups de gueule, a des moments mêlant intimement expression orale et picturale, l'émotion en prime.Une prestation incarnée que Magyd Cherfi définit lui-même : " Comme le muscle qu'il fallait à (ses) mots."

extraits des ouvrages "Livret de famille" et "La trempe".

Mottes

Comment imaginer notre rapport à la Terre ? Avec humour « Mottes »nous propose de creuser la question. Trois planches, trois caisses, trois mottes de terre et deux compères aux mains nues qui façonnent un univers d'argile. Taillée, sculptée, battue, la terre s'anime en personnages et paysages éphémères : la campagne se modèle, les habitations se dressent, les usines se bâtissent, les villes s'érigent toujours plus hautes, grignotant l'espace jusqu'au dernier carré de terre ! Et après ?
À la croisée du théâtre, de la marionnette et du modelage, Mottes explore différentes techniques de potier avec l'argile comme moyen d'expression. Un spectacle étonnant, poétique et jubilatoire à la fois !

Nicolas Jules

Joueur de mots précis et malicieux, Nicolas Jules construit des univers étranges et bouscule nos neurones ; son humour insolite fait merveille. L'amour et la nuit sont au cœur de la poésie du bonhomme qui file dans la lune et pactise avec le diable.
Avec sa chevelure ébouriffée, ses mimiques, sa gestuelle faussement maladroite, la scène est incontestablement son domaine. Jouant sur les silences, les apartés, les brisures, les accidents, il concocte un véritable spectacle perpétuellement sur le fil et instaure une complicité rare avec le public.
Tour à tour drôle, émouvant, déroutant et bien souvent tout à la fois, il est tout simplement surprenant net nous mène par le bout du coeur sur les sentiers de l'imprévu.

CAMU

Plus qu'un concert, c'est un véritable spectacle, une histoire faite d'histoires. Avec des inspirations qui puisent dans l'imaginaire de l'enfance, la contemplation des êtres et des choses, l'insouciance ou la solitude.
Camu et son petit orchestre*, c'est une voix que l'on n'oublie pas et une musicalité vibrante. De la chanson où l'on se dit que la langue est belle et mérite d'être chantée.
De la musique en mouvement et des images en mélodies...Echappées belles, vague à l'âme, rouge polar ou histoires d'un soir, Camu chante des chansons d'aujourd'hui au travers des émotions et des yeux de tout un chacun.
*Corentin Grellier (guitare, voix), Fabien Valle (accordéon), Youssef Ghazzal (contrebasse)

Marée basse

Naufragés de la vie, les deux compères vont nous faire partager leur quotidien farfelu, leurs rituels loufoques et leurs facéties assez dérisoires. Personnages burlesques et renfrognés, astucieux et maladroits pour eux c'est « marée basse », cette période de la vie où les jours s'étirent en longs silences qu'il faut meubler. C'est également marée basse dans les verres et dans cette bouteille, objets acrobates en équilibre sur le fil aiguisé du couteau qui va partir se planter là-bas, juste au-dessus de lui. Entre théâtre et cirque, entre clown et acrobate, « Marée Basse » est un mélange de tous ces genres. On sourit plus qu'on ne rit, mais on ne peut rester insensible à la relation ambiguë de ces deux « potes ».